Spitzberg, un parfum d’expédition

10.03.2017

 Simonetta nous emmène dans le Grand Nord.

 

Entre Cap Nord et Pôle Nord, le Spitzberg donne le frisson. Ici, les glaces ont figé les paysages dans des décors puissants et silencieux. Pour en prendre toute la mesure, Simonetta et une amie sont parties en expédition à bord d’un bateau scientifique. C’est au plus au plus fort de l’été que croise l’Ocean Nova dans les eaux sombres de cette région. Une région dont 59 % de terres sont recouvertes de glace, une région où la faune est protégée. Cap sur le Spitzberg, le temps d’une journée qui préfigure ce que sera cette croisière pas comme les autres. 

 

Sptizberg. Un drôle de nom, un rêve, un petit point tout en haut du globe.

 

Il est tôt ce matin-là lorsque les premiers passagers montent sur les ponts d’observation. Dans les lumières pâles d’une nuit aux couleurs du jour, le bateau polaire avance doucement. Nous sommes début août, les glaces

ont fondu par endroit dessinant d’autres reliefs, semant des icebergs un peu partout. 80°12 de latitude Nord,

un léger virement sur tribord, le bateau pénètre le Woodfjord. Droit devant, les pics de la Terre Albert 1er découpent l’horizon pris dans les calottes glaciaires. L’air est vif et pur. La journée s’annonce idyllique.

Température extérieure: 4°C.

 

8 h : Le petit-déjeuner est servi.

Le temps d’un café et de quelques pâtisseries et la première conférence de la journée débute.

 

9h15 : Les guides conférenciers entament la discussion.

Dans le salon panoramique, ils passent en revue les différentes expéditions francophones parties explorer l’Arctique au fil des siècles. C’est passionnant. Surtout celles du Prince Albert 1er de Monaco. Par les larges fenêtres, les icebergs défilent. Sur l’eau, trois zodiacs sont partis en reconnaissance. Le but ? Repérer des ours. Des ours blancs protégés ici depuis 1973, tout comme les morses d’ailleurs. Conscients de ses beautés naturelles, cet archipel possède de nombreuses réserves et parcs nationaux. Autant de petites merveilles que les excursions journalières vont permettre de découvrir.

 

10 h : Parka, gants, bottes et gilet de sauvetage sur le dos, les passagers embarquent sur les zodiacs.

Direction la terre. A chacun selon ses aspirations. Les marcheurs fileront vers le glacier pendant que les autres admireront le point de vue depuis la moraine. Un autre groupe pourra lui, rester à bord des embarcations pour aller observer le glacier Ida situé un peu plus loin. C’est magique. La toundra et ses teintes fauves, les glaces et leurs reflets bleutés…

12h30. L’heure du déjeuner à sonné.

Il n’y a qu’un restaurant à bord mais le chef apporte un soin particulier à régaler ses hôtes.

 

13h30 : Tout le monde se repose. Soudain le crépitement de la radio vient réveiller les esprits engourdis.

L’annonce est claire. Des ours viennent d’être repérés sur des îles toutes proches. Branle bas de combat. En quelques minutes, tout le monde est à bord des zodiacs. L’excitation gagne chacun.

A 20 mètres, les ours sont là. Instant précieux et rare.

 

15h45 : De retour à bord, chacun commente son observation, les yeux et l’appareil photo remplis de belles images. Un spécialiste lui détaille le pelage, le comportement et mille autres détails sur ces gros nounours polaires.

 

 

17 h : Le bateau poursuit sa route

A quelques mètres, la silhouette de l’un des plus beaux glaciers du Spitzberg apparaît, le Monaco.

Pour l’observer de plus près, les zodiacs retournent en mer. C’est parti pour une exploration de plus de deux heures, le long du front de glace de ce géant. 5 km de long. Le paysage est incroyable. Tout autour, des pics blanchis pas la neige culminent à 1100 m d’altitude. A bord, on n’entend que le cliquetis des appareils photos et le bruit de papier froissé des blocs de glace qui glissent autour du bateau. Tout près, les oiseaux, mouettes, goélands, guillemots forment un ballet. A ce moment là, le Spitzberg est plus que jamais magique. Pendant près de 2h30, il offre un spectacle sauvage et puissant, un paysage polaire immaculé, royaume du silence.

 

 

19h30 : Les yeux remplis de belles images, chacun retourne dans sa cabine.

Dans quelques instants, le glaciologue du bateau fera le point sur la journée à venir et les 2650 glaciers que compte cette partie du monde.

20h30 : Il est l’heure d’aller dîner. Affamés par une journée chargée en émotions, les passagers se régalent des petits plats mitonnés par le chef. La table à bord est soignée, pleine de saveurs. Après les sorties en mer de la journée, un bon repas est toujours le bienvenu. Dehors, le paysage défile. Au loin, on aperçoit les sources chaudes du Bockfjord et Moffen, une île de graviers perdue à plus de 80 ° nord.

 

23h30 : Dans les lumières du soleil de minuit, l’Océan Nova trace sa route.

Tout est calme, comme engourdi par un corset de glace.

Soudain, une annonce vient réveiller les esprits déjà à moitié endormis. Une colonie de 80 morses est visible à bâbord. Tout le monde sur le pont ! Un tel spectacle ne se rate pas. Il peuplera la nuit des passagers de rêves grandeur nature. Des rêves qui deviendront réalité dès le lendemain puisque le navire abordera la banquise et ses immenses étendues blanches, royaume des ours et des morses.

 

Astuce : pour voir d'autres posts sur la même région, cliquez sur le nom du pays en sous-titre de l'article.

 

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